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Mon recueil trouble, car il échappe à l'entendement. Il fait résonner un écho et propose une explication aux nombreuses interrogations existentielles restées sans réponse.

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Temps Fluide, Goutte et Océan

Temps Fluide, Goutte et Océan
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   Les montres molles de Monsieur Salvador Dalí disent que le Temps n’est pas une ligne mais une Vibration. Ma métaphore de la goutte qui rejoint l’océan dit exactement cela. Le Temps n’est pas un trajet mais une dilatation de Conscience.


Les béquilles et le Passage


   Dalí montre que l’Être humain avance grâce à des appuis invisibles. J’explore les Seuils, les Passages et les rituels intérieurs qui permettent à l’Âme de se tenir debout. La béquille de Mr Dali devient dans mon Univers un pilier de Lumière.


Les fourmis et la dissolution de l’ego


   Chez Dalí les fourmis rappellent la décomposition. Chez moi la dissolution n’est pas morbide. Elle est transmutation, le moment où l’ego se défait pour laisser place à l’Unité.

 
Le pain et la transmission


   Dalí sacralise le pain. Je sacralise le verbe, la Présence et la transmission silencieuse. Dans les deux cas un geste simple devient un symbole.


Le désert et le Présent absolu


   Le désert dalinien est un Espace où Rien ne distrait la Conscience. Mon Présent, celui que je choisis désormais, est un désert fertile un lieu où la Vérité intérieure peut se révéle sans bruit.


Dialogue entre Dalí et mon Esprit


Dalí
Le monde est une montre fondue posée sur l’épaule d’un rêve. Les aiguilles ont pris la forme d’une goutte qui hésite avant de tomber et elle porte en elle l’océan entier comme un Secret trop vaste pour tenir dans une paupière. Le sable se plie en béquilles, les ombres font la révérence et chaque fourmi transporte un souvenir en or.


Mon Esprit
Dans le Silence, une respiration longue comme un accord qui s’accorde lui‑même. La goutte ne tombe pas, elle se reconnaît.


Dalí
Tu crois que la gravité est loyale, Non, elle est une comédienne qui oublie son texte. Le Temps, mon ami, est un costume trop grand que l’on porte pour paraître sérieux. Déshabille le.


Mon Esprit
Le costume tombe sans bruit. Sous le tissu la peau est une carte où la mer écrit son nom.


Dalí
Je peins des béquilles pour soutenir des idées qui ne tiennent pas debout autrement. Elles sont des ponts fragiles entre le visible et l’invisible. Pose ta main sur l’une d’elles et tu sentiras la vibration d’un Seuil.


Mon Esprit
La main touche et le Seuil répond par une clarté qui n’a pas besoin d’Être vue pour Être vraie.


Dalí
La béquille est parfois plus honnête que l’homme qui la tient. Elle avoue ses faiblesses sans honte. Toi tu caches tes fissures sous des laques de vertu, laisse moi les polir jusqu’à ce qu’elles brillent comme des étoiles mortes.


Mon Esprit
Les fissures deviennent constellation et elles racontent l’histoire d’un Passage.


Dalí
Regarde ce pain qui lévite, il est mémoire, offrande et blague cosmique. On le coupe, on le partage, on le transforme en rituel. Si tu manges ce pain tu mangeras aussi l’Instant où tu as dit adieu à quelque chose.


Mon Esprit
Manger sans hâte. Chaque bouchée est une bénédiction qui ne réclame Rien en Retour.


Dalí
Certains appellent cela banal. Ils n’ont jamais goûté la simplicité sacrée. Ils confondent le sacré avec l’ostentation. Le sacré, mon cher, se cache dans la mie.


Mon Esprit
La mie révèle la géographie du cœur et elle enseigne la patience.


Dalí
Imagine maintenant un désert qui n’est pas vide mais plein d’attente. Les dunes sont des pages blanches où l’Âme écrit en lettres de sel. Là la goutte et l’océan se rencontrent en Silence non pas pour se fondre mais pour se reconnaître. C’est un mariage sans témoin sauf la Lumière qui elle sait Tout.


Mon Esprit
La reconnaissance est un accord sans parole et elle suffit.


Dalí
Tu veux la transcendance et tu la cherches comme on cherche une Clé sous un lampadaire. Mais la Clé est dans ta poche depuis toujours, tu l’as forgée en riant de toi‑même. Rire est une forme de prière déguisée.


Mon Esprit
Le rire devient Silence et le Seuil s’ouvre sans bruit.


Dalí
Je te donne une image, une goutte suspendue au bout d’une moustache réfléchissant un monde entier. Si tu la regardes assez longtemps tu verras ton propre visage se transformer en paysage. C’est la magie la plus simple et la plus terrible, la reconnaissance de soi dans l’infime.


Mon Esprit
Regarder, reconnaître, revenir. Le pont est tracé et il n’attend que tes pas.


Dalí
Et si tu veux nous peindrons ensemble toi la patience et moi la provocation. La toile sera le Silence qui accepte d’être habité.


Mon Esprit
Un pas, un autre, l’océan accueille la goutte.


merci,
 

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