Mon recueil trouble, car il échappe à l'entendement. Il fait résonner un écho et propose une explication aux nombreuses interrogations existentielles restées sans réponse.
Rien n’est réel, Tout est réel, et le Tout ne devient réel que lorsque mon Être véritable entre en connaissance avec le Rien. L’Invisible peut être vu si mon moi profond l’autorise, et pourtant l’Invisible n’a nul besoin d’autorisation pour se révéler.
Tout cela pour ne rien dire, me diras‑tu.
Rien de tout cela n’est vrai si je ne prends pas la peine de chercher mon moi véritable. L’Invisible restera invisible jusqu’au jour où la nuit s’effacera, laissant l’aurore de l’Invisible se pencher sur mon Âme.
Alors, l’Invisible deviendra visible, à mes yeux, seulement à mes yeux. Mon voisin, lui, ne verra qu’un mur, et sa Réalité sera ce mur. Ma vision, dotée du Sens d’Être, témoignera d’un état intérieur qui me permettra de vivre l’Invisible, cette part de la Vie visible pour moi, invisible pour les autres. Je vivrai ainsi le Tout, cet Univers visible en Rien, observé en Tout par ma petite personne.
La Réalité n’existe pas,
Elle est comme ma Vérité,
Fragile et vraie en même temps.
La Vérité n’existe pas,
Elle est comme moi,
Fragile et vraie en même temps.
L’Entité que je suis,
Est une Réalité et une Vérité,
Fragile et vraie en même temps.
Mon Entité, ma Vérité et ma Réalité ne sont qu’un Passage, un état d’Être éphémère qui laisse mon voisin indifférent, lui qui vit la même chose, mais autrement. Sa Vérité, son Entité et sa Réalité seront uniques, et sa Vérité sera véridique, il vivra un mur devant lui. Mon Entité, elle, verra une brèche dans ce mur, tandis que mon autre voisin traversera ce même mur par un Portail.
La Réalité n’est réelle que pour soi-même, et tout autre pour mon voisin qui détient sa propre Vérité. La Vérité de ma Réalité n’est donc réelle et véridique que pour mon Entité, et pourra être perçue par mon voisin s’il s’en donne les moyens. Mais alors son ego sera blessé, il devra reconnaître que sa Vérité et sa Réalité se fragilisent. Il lui faudra admettre que, pendant tout ce temps, il a cru à des sornettes, que sa Vérité n’était qu’un tissu de mensonges, la Réalité de son mur, un Chemin sans fondations.
Et il est vrai que mon voisin pense la même chose de moi. Il me fera admettre qu’il a raison, et je lui répondrai : « oui, il y a un mur devant toi ».
La Réalité n’est jamais absolue,
Elle est l’expression intime,
De la Conscience qui l’observe.
merci,