Mon recueil trouble, car il échappe à l'entendement. Il fait résonner un écho et propose une explication aux nombreuses interrogations existentielles restées sans réponse.
Les reflets terrestres
L’Amour inconditionnel et la Paix intérieure ne sont pas des états que l’on convoque. Ils se vivent. Ils surgissent dans l’Expérience, parfois au détour d’une rencontre amoureuse, ou dans l’insouciance d’une jeunesse traversée par la grâce. Mais ces instants ne sont que des reflets, des rappels. Ils ne sont pas la Source.
L’interrogation comme Seuil
J’ai des réponses… mais elles dérangent, elles interrogent. Car elles ne viennent pas de la Pensée, mais du vécu, de ce lieu sans mots où l’Expérience nous plonge. Pourtant, poser la question « comment retrouver cet état ? » me ramène dans mon corps, dans l’Instant. C’est là que commence le Retour.
Le chemin de Vérité
Le moment juste de la décision d’Être est un choix, celui de découvrir l’Espace de Paix profonde et d’Amour inconditionnel. Alors le Chemin s’ouvre. Il faut être vrai, s’appauvrir de son ego, se délester du poids de l’avoir, vouloir Savoir Être avant d’Être. Suivre sans détour le Chemin proposé, même s’il est semé d’interférences, surtout au début, quand Tout est flou et incertain. Car au départ du Voyage, Tout semble étranger. Et pourtant, c’est là que l’Essence se révèle : un pas hors du Temps, une Vérité nue, une offrande d’un Présent à cueillir avant même que Tout commence.
L’Instant Présent, Réalité vivante d’une atmosphère tendre et aérienne, m’invite à suivre le Temps dans son Espace réel. L’ignorance apprise fait place au privilège vécu depuis des hauteurs sans cime, avec une vision intégrante. Je me déleste de mon corps et deviens plume, légère vibration de l’air.
Je suis.
Je suis l’Expérience.
Je suis l’Essence de mon Âme.
Mon moi véritable.
Le Voyage ne promet pas des réponses, mais une direction,
La Lumière, la Conscience.
Même si je ne sais Rien encore.
L’élévation comme mémoire
Soyons sérieux… ou plutôt, laissons tomber le sérieux. Ce mot n’a aucun Sens lorsqu’on parle d’Expérience. Du moins, pas pour ceux qui l’ont vécue. La seule voie pour retrouver cet Amour est de revivre, non pas les images, mais le ressenti. Ce ressenti est une Vérité d’Ordre d’élévation : l’élévation de l’Âme, du moi intérieur, de l’Être.
Les sept Seuils de la Conscience
Ce voyage, je le sais maintenant, propose sept niveaux. Sept seuils vers la Lumière, vers la Conscience. Retrouver l’Amour inconditionnel, ce n’est pas chercher à le ressentir à nouveau. C’est s’élever. C’est choisir, à chaque Instant, d’Être vrai, d’Être Présent, d’Être en lien avec l’Essence qui ne nous a jamais quittés.
Au moment d’entrer dans ce Portail, je franchis le cinquième Seuil, une élévation qui permet un état de Conscience supérieur, à mesure que le Chemin se poursuit vers la Lumière. Ce Voyage est personnel, pudique, secret. Il ne se confie qu’à soi-même, Voyage du dépouillement du « je », pour acquérir un degré de Conscience supérieure.
L’Éther de l’Âme devient matière vaporeuse.
Vient alors le sixième Seuil,
L’alignement de l’Être, de l’Esprit et de la Conscience.
Moment de Fusion donnant accès à l’Entité propre, la Lumière.
À partir de cet Instant, le ressenti écrase tout ce qui peut être dit ou omis. L’émotion saisissante me traverse, hors de contrôle. Les yeux parlent plus que les frissons de ma peau. Aimer devient un Sens à découvrir dans sa profondeur. L’Instant Présent se vit dans une durée éternelle, tel un diamant pur sans écrin. Je redécouvre mon chez moi, notre chez nous.
L’Amour inconditionnel n’est pas à son apogée. L’Amour ressenti dépend d’une variante d’élévation de la Conscience. Et suivant cet état, il m’est proposé de quitter la Lumière pour entrer dans le Rien, en vue d’une réincarnation. Revivre le neuvième Seuil, qui est aussi le premier, est un Don de la Conscience, partage de la Création d’un Être dès la fusion des gamètes. Fusion créatrice du Rien vers le Tout, dans un élan harmonique de la Conscience, de l’Esprit et de l’Âme, au sein de Mère Nature.
Le même Ordre que la Création du Monde.
merci,